Tout à coup à force d’avancer la barque s’enfonce sous la ville. Attention : Naumachie III, faut suivre !

| Au fond de mon jardin, la borne |

Charles a manqué être décapité.
Alors qu’il était dressé, de nouveau plein de vitalité et de morgue.
Il a juste eu le temps de baisser la tête sous l’un des doubles arceaux, portiques qui sont deux, encore et toujours jumelés et pourvus de grandes grilles aujourd’hui (pour l’occasion ?) ouvertes, supportant au-dessus le square Antonin. Là-haut, Antonin le pieux, l’empereur protecteur de la cité, statue de pierre couronnée de lauriers, tend toujours le même bras, paume vers le sol en salut olympique, reconstitution erronée de l’antique, salut supposé impérial et faussement romain que nous avions cru banni.

Le froid nous gagne, ce n’est pas le Styx, c’est une sorte d’égout appelé Agau avant d’être un fleuve, le Vistre, qui en cet endroit devient souterrain et tombe en deux petites cascades puantes, puantes comme au temps des moulins et teinturiers ou mégissiers qui empestaient la ville au dire de tous les voyageurs durant des siècles.

Nous voilà tous embarqués à soutenir notre héros et nous aussi nous voilà empuantis et rajeunis, à crier des hanhan avec les rameurs et entonner leur chant :

 » j’me souvient ma mer m’aimait . . . . »

chant de galère, chant de misère . . .

A mesure que les galériens vêtus de blanc se déshabillent . . . . . ( mais pourquoi se déshabillent-ils ? ) et tombent, nous devons les remplacer.

Heureusement sur les dix de chaque côté, restent d’énormes costauds, trois, qui rament pour quatre ( 3 X 4 = 12 calculai-je rapidement ) facilement car nous, Gréta, Natacha et moi, pauvres de nous, avons de tout petits bras blancs doux et fluets et les rames sifflent comme des fouets au-dessus de nos têtes, (manquent 4 de toutes façons).

A nouveau des bandelettes s’enroulent à nos pieds, ça veut dire quoi ?

Mais ce ne sont pas les dessins nés sous la plume d’Elric cette fois-ci.

D’ailleurs tout le monde se demande, la tragique puanteur n’empêche nullement de réfléchir, comment ce retour vers le futur en péplum va devenir un récit de sf au petit pied . . . (ne désespérons pas, à suivre . . . )

 

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