Je ne sais pas si je vais pouvoir raconter ça.

| Le fils de Dio |

Bien sûr, j’ai connu pire.
Ayant déjà rencontré des circonstances et des gens plus invraisemblables. Tel ce copain qui regardait tous les passants qu’il croisait dans la rue jusque dans l’iris et le blanc des yeux pour en tirer des observations sur l’état de desespoir, de joie, de rêverie, de concentration, d’agressivité, etc . . . que les faces et les regards envoient, reflètent et propagent dans les grandes cités. Il avait fait une étude à Rio, à New-York et à Paris. Et il en avait fait pour chaque ville une série de « portraits-robots » aux expression et aux yeux superposés assez impressionnante. Il avait, allez savoir pourquoi, un peu plus de mal avec l’Asie, mais ne désespérait pas de faire la même chose, peut-etre avec une autre approche, à Shanghai et à Tokio.
Quand nous avions parlé de ça avec Marko (ce doit etre avec un K que s’ecrit son nom, je pense, mais j’oublie toujours de lui demander) il m’avait dit :
– J’aimerais bien, quant a moi, faire un film avec des gens qui n’arrêteraient pas de monter et descendre de moyens de transports collectifs et scanner à mesure leurs gestes dans le style de décomposition de mouvement qu’on trouve chez les premiers photographes. Mais ça serait encore plus intéressant de capter, dans un court métrage, la façon dont des gens differents s’assoient sur la même chaise dans un jardin ou sur une quelconque promenade publique.

Il était loin de se douter, sans doute, de ce qui allait suivre :
Une exégèse de la chaise du Cap Norfeo, sous-péninsule du Cap de Creus.
J’emploie le mot « exégèse » parceque, à y regarder de près, cette chaise qui avait l’air d’avoir été abandonnée là par hasard, avait peut-etre un sens.
Et même, peut-etre, un sens « artistique » si le mot de vous parait pas trop connoté et chargé de sous entendus.

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