Bien sûr c’est et ce sera de la sf au petit pied (levé par surcroît).

| Au fond de mon jardin, la borne |

J’avais bien capté . . ./ . en regardant ces images phosphorescentes sorties du coffre, . . . parfois, dans mon jardin, la nuit, uniquement la nuit, ou aussi mais plus confusément – là j’avais des doutes encore plus terribles (était-ce possible que ces délires, ces fantasmes, ces hallucinations violentes, résurgentes, se matérialisent parfois même s’impriment seules sans ressorts, ni rouages ni chimie de plaques ?) -, comment en effet ou en outre comprendre, expliquer, interpréter le fait de . . . ces bribes de BD qui s’enroulaient aux chevilles ici et là, aux miennes ou à celles des statues du jardin (pas le mien, l’autre, le grand, celui de la Fontaine), . . ./ . que je n’avais qu’une perception racornie du réel en train de devenir et de sa totalité présente, passée et future (c’est là le point). De là à penser comme on a pu le faire que . . . chacun dans sa sphère privée reflète et perçoit l’univers entier (dans sa monade bien ronde en miroir du monde) . . .  mais bien sûr pour ce qui est de moi (moi personnellement), sûr . . . je n’étais qu’un observateur nain et isolé, entraîné à fantasmer plus qu’à objectiver dans des diagrammes projetés sur grand écran ou à calculer sur ma feuille les courbes asymptotiques d’efforts de clairvoyance toujours voués au désastre dans le parcours entre le système des si multiples capteurs externes, mon cerveau /torturé et pris en étau/ et ces écrans de projections éblouissants et fluctuants. [Question subsidiaire ; comment ouvrir l’huître fossile ?]

Oui même quand, rivé à l’univers, j’avais travaillé sur des ordinateurs, dans un petit bureau, ce petit bureau international, non signalé, frontalier entre Belgique et France, d’une grande firme planétaire au service des . . . , sur des stats géantes, transmises du monde entier, oh c’est vrai, c’était un lointain souvenir, je sentais encore dans mes narines l’odeur de plastique et de colle, de surchauffe du lieu discret et bien dissimulé, oh c’est vrai, c’était avant, bien avant de devenir « agent spécial » délégué sur le terrain . . . je ne l’ai jamais caché ni oublié et cependant, nonobstant, je le jure, il faudrait le dire encore plus fort ! je le savais déjà, dés ce moment de grande illusion planétaire que j’ai partagé(e), contribué à nourrir, mon témoignage ne valait ni tripette ni eau de boudin.

Chat échaudé.

Pourtant je m’obstine, je m’engage, je vais encore m’obstiner à le raconter cet autre grand moment qui vint plus tard, beaucoup plus tard. A le raconter ici en ce lieu où je suis accueilli sans passeport ni véritable identité.

Tout a commencé ou recommencé, c’est peut-être ça qui rendra la chose peu crédible, mais tant pis, justement, c’est par là qu’il faut commencer, dans ce tunnel obscur des eaux. En baissant la tête, nous sommes passés sous la statue d’Antonin saluant et sous la petite place en forme de carte SIM, presque carrée, un coin coupé, le square où la circulation principale, celle des véhicules hybrides ou pas (aucune anticipation n’égalera l’uchronie des utopies bâties sur de si archaïques fondations) qui virevoltant polluantes ou pas, contournent l’ancienne ville médiévale sur les boulevards érigés sur le tracé des remparts médiévaux de la ville bi-millénaire,

virent sec à angle droit à gauche

toute et si vous n’y prenez garde vous êtes condamné, dans cette file, dans cette ville pourtant pas si grande, à vous perdre en tournant autour de cet écusson médiévalo-romain où la cathédrale repose sur les bases d’un temple dédié à Jupiter, « écusson » c’est le mot utilisé ici pour désigner ce cœur de ville, l’amphithéâtre circulaire des arènes qui servit de forteresse aux Wisigoths et Sarasins, de la Maison carrée qui fut partie d’un monastère et qui aurait pu être tombeau de la duchesse d’Uzès et de la porte d’Auguste où s’érigea un château fortifié aujourd’hui disparu sans trouver de débouché sauf vers la gare gigantesque et monumentalement érigée, nouveau pont amphithéâtre rectiligne du Gard, en barrage, au bout de la circulation de l’eau dans les fontaines successives, et justement nous, avec Charles, juché sur sa plateforme de combat, qui avait tout juste bien opportunément, lui bien au-dessus de nous, baissé la tête au passage de la double voûte, nous nous sommes engouffrés . . .

. . . dans le noir et avons subitement et inopinément tourné à angle droit à droite,

emportés par un léger courant dans le canal souterrain qui nous parut tout à coup glacé en comparaison de la fournaise extérieure qui nous avait liquéfiés tous, tout, méninges et circonvolutions compris(es).

 

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david domitien duquerroigt
Amoureux de la Catalogne où il s'est trouvé des ancêtres, david domitien duquerroigt (il tient aux minuscules ), y vit maintenant un peu retiré du monde. S'il a côtoyé une partie de sa vie, avant la chute du mur de Berlin, les attachés culturels us ou soviets, sans avoir autant qu'eux l'air d'un espion, c'est que à côté de ses poèmes et caché derrière les bureaux et la paperasse de ses représentations diplomatiques, il s'est donné pour tâche d'écrire pas à pas l'histoire compliquée de Dio Darko Brac, l'ami de longue date qui a mené jusqu'à sa disparition une vie d'agent très spécial de la délégation de la défense extérieure, détaché auprès de la section ne figurant sur aucun organigramme de la direction des affaires étrangères non élucidées.
La nouvelle histoire que ddd met en route après son blog ayant pour siège la gare de Perpignan sur le Nouvel Obs et son essai de raconter sa vie ou son ultramort sous la Maison Carrée de Nîmes, est celle , une fois couchés sur le papier ou les écrans numériques, ces épisodes aventureux , celle amicale et nostalgique de la rencontre avec le fils de Dio, un jeune homme tranquille.
Mais voici tout à coup que ddd (oubliant provisoirement le cap Creux) se retrouve à nouveau aux approches de la maison Carrée ou même dans son archi-dessous envahi par les eaux après être passé par le fond de son jardin . . .

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